Repère Olympique Paris 2012

Installation

 
 

CONCOURS INTERNATIONAL D’ARCHITECTURE POUR LA REALISATION DU REPERE OLYMPIQUE, PARIS 2012
Le Groupement d’Intérêt Public Paris 2012, porteur de la candidature française à l’organisation des Jeux Olympiques de la XXXème Olympiade et des Jeux Paralympiques en 2012, lance un concours international d’architecture pour la construction dès l’automne 2004 d’un ‘’repère’’ situé sur le site du futur Village Olympique.

Information Complémentaire

Ville

Paris

Maitre d'ouvrage

Ville de Paris

Maitrise d'oeuvre

Atemps architecture avec Joana Maso, Xavier Bassas, Jordi Raventos, Christian vivas

Livraison

Concours ouvert international : 2ème prix

Description du Produit

Repère Olympique Paris 2012

QUI REGARDE?

-Qui regarde quand l’on regarde depuis la tour?

-Celui qui veut tout voir. Le tout, une sorte de circularité suspecte.

-Qui regarde quand l’on regarde dès la rue?

-Celui qui est pris, qui est déjà-là, qui sait que le tout ne se donne pas à voir

AUTOUR DE LA TOUR: DE LA TOUR AU TOUR

Disons qu’on ne croit plus à un regard stable sur la ville.

Disons qu’on ne fait plus confiance à un regard sur la ville qui se voudrait totalisant.

La tour se place traditionnellement dans un lieu que l’on croît privilegié. C’est le privilège d’une complétude qui se donne grâce à la distance: la distance qui dit « je ne suis pas dans la ville, je suis sur/hors/par dessus de la ville et je La vois toute ».

En revanche, notre projet repense la tour -regard privilegié et totalisant- comme un tour -regard multiple non-identique, à la porté des passants. Notre projet propose de multiplier les possibilités des regards sur Paris sans le privilège d’une distance artificielle: voir Paris dans Paris même.

Le tour, face à la tour, s’ouvre donc ici comme la condition de possibilité du multiple et comme la clé de notre projet.

LA VILLE DE CHACUN

-La simplicité du projet : grues et miroirs

Les grues, temoins quotidiens de la croissance et de la transformation constantes de la ville moderne, cessent d’être « un moyen » ou « un outil » pour devenir ici une métaphore de la construction du regard. Dans notre projet la grue ne bâtit plus au sens propre, elle bâtit des regards. La grue est en fait le lieu d’ou l’on propose de regarder la ville. Mais comment peut-on transformer des grues en « points de vue » et pourquoi?

Comment?

Les grues sont habillées avec des grands miroirs, ceux-ci accrochés aux grues en créant des nouveaux espaces de visibilité. La ville respire à nouveau, elle croît, elle gagne de l’espace. Imaginons donc des grandes grues avec des miroirs acrochés qui bougent, lentement, pour faire respirer la ville, pour accroître sa visibilité: voir non seulement la ville mais aussi son reflet.

On propose ainsi la décontextualisation de la grue, faire de celle-ci un élément qui se denonce à soi même comme hors contexte et qui souligne la place et les formes des autres éléments qui l’entourent. Avec les miroirs, les grues apparaitront donc à nos yeux avec un double sens: d’une part, la grue rappellera l’idée de ville comme « ville-en-construction » (sens classique de la grue comme « outil »); d’une autre part, la grue sertie d’yeux miroitants fera appel à une autre notion de ville, une ville faite des fragments mobiles qui créent une nouvelle cartographie, une nouvelle contigüité architecturale (sens métaphorique de la grue comme « point de vue »).

Or, l’on peut se demander la pertinence des éléments du projet, c’est-à-dire, pourquoi des grues et des miroirs? Et encore, pourquoi fragmenter la ville avec des miroirs, qui ne sont que de « morceaux » d’une seule et unique ville?

Porquoi ceci et non cela?

La justesse du projet

On a bien pris en conscience des caracteristiques toutes particulieres de ce concours et ce sont ses limitations qui imposent ici leur loi et nous servent de rèponse.

1.- D’un côté, avec les grues on a voulu etablir un lien avec le temps et l’espace qui ont été établis officiellement: c’est-à-dire, avec un temps d’installation limité et avec un emplacement complexe qui sera le centre même, le point du commencement d’une toute nouvelle ville olympique. Les grues qu’on propose sont  à cet égard les éléments de construction les plus convenables qu’on a trouvés, soit par la facilité de leur transport, soit par qu’elles viennent toutes faites soit finalement parce que ces grues annonceront clairement le projet de renovation de la ville.

D’un autre côté, les miroirs acrochés a ces grues essayent de nous rappeler la diversité -inconstituable en unicite- à laquelle nous sommes aujourd’hui soumis dans le monde et plus que jamais dans les (grandes) villes. Le fracas donc de l’unicitè esthétique, l’impossibilité d’une conception totale et homogène de la ville, le privilège donné aux images et, a vrai dire, l’esprit hétérogènne que doit préssupposer un événement tel que les Olympiades font des miroirs et de leur fragmentation des elements symboliques qui concentrent une forte puissance symbolique, non seulement dans le domaine architectural.

2.- Mais le projet qu’on propose parcourt encore deux autres voies: la redefinition de la notion de belvedere et la possibilié (utopique) de création d’un ville faite à la mesure de chacun.

Premièrement, il est certain que la conception de belvedres n’a pas varié depuis de longs siècles: il a toujours s’agit d’un lieu stable qui offre un « nombre limité » des belles vues, pour ainsi dire, à partir d’une position geographique privilegiée (qui souvent provoque un regard « descendant », de haut en bas). Dans notre projet, avec la possibilite du mouvement non seulement de celui qui regarde mais aussi du point de vue (grâce à la mecanique précise de la grue celle-ci fera bouger lentement les miroirs en rappellent les movements aussi mecaniques des sportifs en competition) on pourra offrir une possibilité presque infinie des vues et des visions sur la ville et, en même temps, on pourra experimenter une toute autre notion de belvedere -à regard ascendant- sans la necessité d’aucun privilège geographique (montagne, tour à visiteurs limités…)

Finalement, on risque avec ce projet une vision particulière de la ville qui n’est pas marquée d’antécedents. Pourtant, nous essayons de voir là ou il n’est pas encore donné à voir, c’est-à-dire, nous essayons de voir le résultat d’une « ville subjective » qui se dirait non par une distribution objective (distances géometriques) mais par une « cartographie individualisée », une cartographie faite donc des morceaux que je vois et pas un autre, une cartographie de la ville qui enfin, me miroite, qui me definit parce que, à la fin, c’est toujours un « moi » qui vit la vi(ll)e.


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